feuilles dorées dans une rivière

Se laisser porter par le courant

İlhan Eroğlu

Aux quatre coins du monde, nos paysages se forment autour de rivières, d’estuaires et de bras de mer dont l’eau apporte la vie. Grâce à eux, l’agriculture, les voyages et le commerce fleurissent. Leur existence et leur histoire sont liées aux nôtres. « Je suis complètement d’accord ; j’ai toujours été fasciné par les rivières », confirme le photographe de voyages et de paysages İlhan Eroğlu. « Je prends plaisir à les photographier depuis le début de ma carrière. »

femme se tenant au sommet d’une colline et contemplant la rivière en contrebas

© İlhan Eroğlu | Sony α7R II + FE 16-35mm f/2.8 GM | 1/80s @ f/11, ISO 200

« Pour les photographes, les rivières recèlent un véritable potentiel créatif », déclare İlhan avec un sourire. « Les possibilités photographiques offertes par leurs eaux vont bien au-delà de la composition. Il est tout simplement impossible d’y résister quand on aime les images pittoresques ! »

Les rivières apportent un équilibre simple à un cliché, une qualité d’autant plus appréciée par le photographe qu’il a déjà immortalisé certains des plus beaux lieux du monde lors de ses voyages. « En présence d’un cours d’eau, presque toutes les photos gagnent en profondeur et leur composition s’enrichit. Au milieu d’une ville historique ou d’un paysage, ses courbes attirent le regard pour le mener vers des constructions humaines ou vers d’autres éléments naturels, comme les montagnes ou la mer. »

femme se tenant près d’une rivière et admirant une montagne

© İlhan Eroğlu | Sony α1 + FE 24-70mm f/2.8 GM | 1/125s @ f/8.0, ISO 400

« Concernant l’exposition », répond İlhan, « je dirais que dans 80 % des cas, je préfère prendre mes photos de rivières à une vitesse d’obturation faible. Je ne cherche pas à obtenir l’exposition la plus longue, mais plutôt à trouver celle qui correspond au rythme de l’eau. Si la vitesse est trop réduite, on perd le mouvement et l’énergie propres à la scène. J’essaie donc plusieurs paramètres différents jusqu’à être satisfait du résultat. »

« Par exemple, sur cette image prise en République tchèque avec mon fidèle Sony Alpha 7R II, l’eau presque immobile ne nécessitait qu’une vitesse de 1/60 s, afin de brouiller les reflets à sa surface. Ce manque de netteté m’a servi à transmettre la tranquillité de cet endroit, enveloppé dans les couleurs de l’automne. Des vitesses plus élevées, comme à 1/250 s ou 1/500 s, apporteraient trop de précision et desserviraient cet effet apaisant. »

arbre automnal réfléchi dans une rivière calme

© İlhan Eroğlu | Sony α7R II + FE 24-70mm f/2.8 GM | 1/60s @ f/8.0, ISO 100

S’il faut encore réduire la vitesse d’obturation, « j’utilise des filtres à densité neutre, de préférence de 0,6 ou 1,2 cm d’épaisseur, qui éliminent respectivement deux et quatre stops. Cela dépend toutefois de l’intensité de la lumière ambiante et de la quantité de vitesse que je veux perdre. Les filtres polarisants peuvent également s’avérer très efficaces pour effacer les reflets, bien qu’il faille toujours tenir compte de leur intensité ! »

La lumière aussi joue un rôle majeur grâce à la vie qu’elle insuffle à une scène. « J’adore capturer les rivières au lever ou au coucher du soleil et pendant les heures bleues », nous confie İlhan. « Même si je tends toujours à choisir la lumière naturelle dans ce contexte, l’éclairage artificiel peut également produire des effets sublimes. J’ai pris cette photo à Annecy, en France, juste avant l’aube. Le reflet de l’eau, atténué par la vitesse d’obturation de 4 s, plonge la ville historique dans une dimension mystique. »

douce lumière brumeuse sur un pont à l’aube

© İlhan Eroğlu | Sony α7R IV + FE 24-70mm f/2.8 GM | 4s @ f/11, ISO 100

İlhan se montre reconnaissant envers la résolution et la netteté de son Sony Alpha 7R IV, sans lesquelles ses scènes manqueraient de vivacité. « La résolution de 60 Mpx offerte par l’Alpha 7R IV a de quoi impressionner », affirme-t-il, « et va de pair avec la suppression du filtre optique passe-bas à l’avant du capteur, présent sur quelques appareils de moindre résolution. Je peux ainsi reproduire tous les détails infimes des scènes dans lesquelles j’ai investi tant d’efforts de recherche et de composition. Souvent, j’empile les mises au point pour exploiter encore plus cet avantage. Dans ce cliché de Prague, j’ai utilisé une exposition de 1/60 s à f/11 et sélectionné un ISO de 100, en faisant reculer ma mise au point au fur et à mesure des prises de vue, que j’ai ensuite combinées lors de l’édition. J’ai ainsi obtenu une netteté parfaite, du premier plan aux structures à l’arrière-plan. »

feuilles dorées dans une rivière

© İlhan Eroğlu | Sony α7R III + FE 16-35mm f/2.8 GM | 1/60s @ f/11, ISO 100

Pour mettre encore en valeur les sublimes détails et la netteté irréprochable de son Sony Alpha 7R IV, İlhan veille à utiliser un trépied solide et stable lorsqu’il travaille sur ses compositions au bord de l’eau. « Malgré l’extrême légèreté de ces modèles Alpha », explique-t-il, « je préfère toujours utiliser un trépied de haute qualité. Néanmoins, rien ne remplace une bonne paire de bottes quand je dois entrer dans l’eau pour faire la photo que je veux ! »

Quant aux objectifs, il a ses deux favoris : le FE 12-24 mm f/2.8 GM et le FE 24-70 mm f/2.8 GM. « Si le premier plan n’est pas ce qui m’intéresse le plus, je choisis le 24-70 mm et sa polyvalence incroyable », raconte-t-il, « mais dans le cas contraire, je préfère utiliser l’angle ultra-large du 12-24 mm. Grâce à son large champ de vision et à sa mise au point de près, je peux mettre en valeur les détails les plus proches de l’appareil. C’est ce que j’ai fait en Provence, quand j’ai capturé ces fleurs sur la rive. »

fleurs colorées devant une rivière

© İlhan Eroğlu | Sony α7R III + FE 16-35mm f/2.8 GM | 1/200s @ f/18, ISO 100

Vous avez hâte de savoir quelle sera la prochaine aventure aquatique d’İlhan ?

« Je rêve d’emporter mon appareil photo Sony en Islande pour photographier le cours d’eau du canyon de Fjaðrárgljúfur », conclut-il. « Il s’agit d’une merveille de la nature. Le flux de la rivière, qui semble prendre sa source dans un autre monde, évolue constamment sous la protection du canyon qui l’enserre. Quel que soit mon prochain lieu de création, une chose est sûre : mon équipement Alpha sera à la hauteur de mon nouveau défi. »

Produits présentés

İlhan Eroğlu

İlhan Eroğlu | Turkey

« Le monde est comme une immense toile sur laquelle les coups de pinceau sont les photos des pays que je visite. »

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